Moi aussi je kiffe Raymond
Le buzz fait autour de la personnalité de Raymond Domenech a quelque chose d’injuste et de disproportionné.

"Raymond, il s'en fout du qu'en dira-t-on", dit Catherine Ringer. (Photo infos-foot.fr)
Le dernier morceau interprété par Catherine Ringer, « Je kiffe Raymond », est une ode en l’honneur de Raymond Domenech. Ainsi, alors que la France entière, depuis qu’il a demandé Estelle en mariage au soir de la finale de la dernière coupe du monde, l’accuse de tous les maux dont souffre l’équipe de France, elle lui fait sa déclaration.
Moi aussi, contre vents et marées, je kiffe Raymond. Il s’en fout du qu’en dira-t-on. Car la stratégie de communication très particulière de notre sélectionneur, acteur de théâtre à l’occasion, masque ses compétences d’entraineur et sa connaissance aigüe du jeu de football. Et il est trop facile d’incriminer sa seule personne pour expliquer les mauvais résultats de son équipe. En effet, depuis longtemps, les sélectionneurs français sont obligés de composer avec les désidératas de quelques uns de leurs joueurs stars. Michel Platini, Didier Deschamps ou Zinedine Zidane, chacun à son époque, et soutenus par des sponsors influents, ont marqué de leur empreinte les choix de leur entraineur. Leur charisme naturel faisait d’eux le ciment de tout un groupe, taillé pour le succès.
Aujourd’hui, la star c’est Thierry Henry, et ce n’est pas franchement la panacée en terme d’esprit d’équipe. Il a fait venir ses potes en équipe de France, une bande d’individualistes attirés par les bonnes primes. Du coup, le pauvre Raymond n’a jamais pu appeler des joueurs comme Benoit Cheyrou, laisse Karim Benzema sur le banc ou a éliminé prématurément Philippe Mexes. Et les résultats ne suivent pas.
Si l’équipe de France est bancale, c’est d’abord parce que les joueurs ne « mouillent » pas le maillot bleu. Cela devra changer, lors de la double confrontation contre l’Irlande, pour espérer une qualification. Si c’est le cas et que la France fait un bon parcours lors de la prochaine coupe du monde, alors Raymond deviendra un héros.
A moins que, le soir de la finale, il ne demande le divorce …





