Chronique d’une violence annoncée

AFP Photo Olivier LABAN-MATTEI

AFP Photo Olivier LABAN-MATTEI

Dans une semaine pauvre en évènement, la violence s’est illustrée de toutes les manières qu’ils soient.

Madagascar brûle

Violence dans le monde d’abord. A Madagascar, l’ile s’embrase. Une question de pouvoir, entre un président « Roi » (Marc Ravalomanana) et son peuple laissé à l’abandon, qui a déjà fait plus de 80 morts. Les hommes passent mais la situation ne change visiblement pas à Madagascar, puisque la même histoire s’était produite il y a 7 ans déjà et avait conduit le président actuel au pouvoir.

Une fâcheuse habitude, donc. Mais en Afrique, ces choses là sont monnaie courante. A tel point qu’on en vient à se demander si, un jour, le continent noir connaîtra la paix.

La folie des hommes

En Europe, c’est la folie qui sévit. Une folie monstrueuse, il n’y a pas d’autre mot pour définir l’acte de ce Belge qui, muni d’un couteau, sème la terreur dans une crèche. Et le bilan est lourd: trois morts, dont deux bébés et une puéricultrice.

Et quand la folie se cache derrière la jalousie, là aussi le drame n’est pas loin. Dans le Jura, un homme en poignarde un autre pour une histoire d’amour. Dans le Puy-de-Dôme, le coup de poignard est familial. Une ado tue sa mère  après une dispute qui dégénère.

Mais d’autres n’ont pas besoin de la folie pour faire des actes ignobles. Et la cruauté n’a pas d’age. En témoigne cette agression à Marseille où quatre gamins âgés de 14 à 16 ans ont plongé dans le coma une dame de 84 ans, presque aveugle, pour lui dérober son sac à main blindé de… 27 €uros.

Une catastrophe humanitaire ?

 » L’homme est un loup pour l’homme » comme le disait Hobbes. Et en ces temps de crise, on en voit les pires facettes. De la violence politique à la violence gratuite, la bêtise humaine n’a plus de borne. Et nous en sommes tous, plus ou moins, coupables.

Médias qui soufflent sur les braises, gouvernement en manque de solution ou incompétent, endoctrinement, parents démissionnaires, stupidité collective… quelque en soit la raison, la violence se multiplie.

Notre société n’a déjà pas pris par le bon bout les défis de l’écologie, de l’économie ou de la santé qui l’attendent. Mais au train où vont les choses, ces problèmes ne seront qu’anecdotiques  face à nos comportements les uns vis a vis des autres.

Fraternité, disait-il. Quelle fraternité ?

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