Obama, la fin du rêve Américain ?

Obama Superman ? Le mythe est en train de se casser la gueule.

Obama Superman ? Le mythe est en train de se casser la gueule. Crédit photo : DR

Barack Obama, 1er Président de Etats-Unis noir,  élu dans une vague d’espoir au son des « Yes We Can », serait-il en train de voir sa cote décliner ? Celui qui était considéré par beaucoup d’observateur comme le Président du Monde, une sorte de super héros capable de mettre fin à la guerre, de résoudre les problèmes de famine, de recongeler la calotte glacière, de mettre un frein à la crise financière… commence à essuyer les parpaings. Incompréhensible ? Non, prévisible.

Une action sans grand impact

L’Obamania serait-elle sur le point de prendre fin ? A en croire les sondages, oui. Après un 1er trimestre en fanfare, où Le Président des Etats-Unis récoltait plus de 63% de taux de satisfaction auprès des Américains (l’un des taux les plus élevés), la « folie Obama » est retombée. Selon Gallup (sondeur), seulement 57% des Américains  sont aujourd’hui satisfait du rendement de leur Président. Il faut dire qu’entre temps, Obama s’est heurté à plusieurs vents violents.

Les Américains, et plus globalement, l’ensemble de la planète, ont vite compris qu’Obama n’était pas un faiseur de miracle. Malgré un plan de relance conséquent, la crise économique n’est toujours pas terminée, et va se poursuivre au moins jusqu’à l’été sur l’ensemble du globe. L’impact des subprimes se fait encore ressentir aujourd’hui, et bon nombre de citoyens (naïfs?) du monde qui pensaient que l’élection d’Obama résoudrait le problème commencent à ouvrir les yeux. Non, Barack Obama n’est pas un surhomme. Oui, le retour à la normale prendra du temps. L’espoir s’est donc estompé au fil des mois, en même temps que la popularité d’Obama.

D’autant que le patron de la Maison Blanche doit trainer derrière lui deux sacrés boulets qui écornent son image. Le premier, et c’est un paradoxe, est le Prix Nobel de la Paix qu’il a reçu le 9 octobre dernier. Un Prix Nobel qui a fait grincer plus d’une dent. Si Barack Obama s’implique dans le renforcement de la diplomatie et de la coopération internationale entre les peuples, il est encore loin d’être un « Bill Clinton » dans ce registre. Et si le récent retrait des Marines en Irak est un bon point, il ne masque pas pour autant l’envoi continuel de troupes en Afghanistan, véritable bourbier dans lequel le Gouvernement Bush a mis les pieds, et où celui d’Obama continue de s’enfoncer. En fait, Barack Obama se contente de transférer l’effort de guerre d’une zone à une autre. Cocasse pour un Prix Nobel de la Paix.

L’autre action qui entrave sa cote de popularité est sa volonté d’instaurer un système de santé pour tous aux Etats-Unis. Vu de l’extérieur, et surtout de France, on ne peut qu’applaudir cette initiative courageuse. Mais les Etats-Unis ne sont pas la France. Et si, en France, il est impensable de revenir sur le régime de santé malgré un trou abyssale dans les caisses de la Sécu, aux Etats-Unis, c’est plutôt le contraire que l’on souhaite. Pour comprendre cela, il faut avant tout connaitre l’histoire et la mentalité du peuple Américain. Le rêve américain permet à tous d’accéder à la réussite à condition de le vouloir et de s’en donner la peine. Mais comme son nom l’indique, ce n’est qu’un rêve, et la réalité est bien souvent plus dure à dompter. Malgré tout, cette mentalité imprègne fortement les Américains qui développent un esprit compétitif, qui a sans doute de bons aspects, mais qui pousse à l’individualisme. Beaucoup estiment que leur situation est le fruit de leur travail et qu’il n’est pas pensable que cet acquis, par la sueur du front, serve à soigner ceux qui ne travaillent pas. Aujourd’hui, Obama doit composer avec cette mentalité, véritable socle de l’histoire des Etats-Unis, que l’on retrouve jusque chez les pionniers. Problème, l’opposition à ce sujet est féroce, et elle compte plusieurs millions d’Américains dans ses rangs.

Une communication biaisée

Mais un plus grand danger, tapi dans l’ombre, guette Barack Obama: le mécontentement de la presse. Surprise, au lendemain de l’élection d’Obama, alors que tous les journalistes pensaient qu’ils allaient avoir un accès facilité au très communicant nouveau Président des États-Unis, surtout comparé à son prédécesseur G.W.Bush, ils ont vite déchanté. Barack Obama gère au détail près l’ensemble de ses apparitions devant les journalistes. Lui qui prônait durant la campagne électorale la transparence, est en réalité un président des plus opaque. La dernière (excellente) création de Canal+, Full Acces ?, met le point sur les barrières de la communication d’Obama. Les journalistes qui couvrent la Maison Blanche sont de plus en plus mis au placard et la grogne commence à monter. Au pays où le 4ème pouvoir est grand, il n’est jamais bon de badiner avec la presse.

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2 commentaires

  1. Je l’ai dit, je le dis et je le dirai encore : TOUS-LES-MÊMES ! Point

  2. Suite à l’INCROYABLE décision, le 21 janvier, par la Cour Suprême, considérant que les limitations du financement politique par les entreprises sont contraires au premier amendement de la Constitution:

    USA, Nov 2008: GoogleObama VS ExxonMcCain ? Un scénario-fiction désormais imaginable ?

    C’est la question trouvée sur Pnyx. Pour donner votre opinion:

    http://www.pnyx.com/fr_fr/poll/508

    Demain, si la constitution reste en l’état, une « super marque » créera-t’elle son propre candidat ? Ou au-contraire, une entreprise commerciale n’aura-t’elle jamais intérêt à se marquer autant politiquement ?

    A votre avis ?

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