Couche d’ozone : Un gros trou… de mémoire !

Photo LD - Don Farral (Getty Images)

Entre vous et nous, ce n’est qu’une histoire de trou ! Celui de la Sécu est abyssal, celui des banques est béant, nos vieux ne se rappellent plus de ce qu’est un trou, les portes-feuilles sont troués certains vont au trou… Bref, voilà un secteur qui ne connaît pas la crise. Mais cela n’est pas notre sujet. Il est un autre problème (d’en haut) que j’aimerais aborder (ici bas). En effet, il fut une époque où LA préoccupation principale tournait autour du fameux problème d’Ozone. Petit rappel.

La couche d’ozone, située dans la stratosphère, à comme fonction principale (et ô combien indispensable) de filtrer les rayons ultra-violets (nocifs) en provenance du Soleil. Une sorte de voile qui permet la vie sur Terre sans lequel aucune forme de civilisations n’aurait pu apparaitre (qui  a dit temps mieux ?!) Enfin, précisons qu’à l’heure actuelle, une diminution de l’ozone entrainerait des cancers de la peau, des problèmes aux yeux et d’autres altérations du système immunitaire. Charles Aznavour disait « Il me semble que la misère serait moins pénible au soleil » mais par les temps qui court rien n’est plus aussi sur, car le problème n’est pas tout à fait réglé…

Un passé qui nous rattrape.

En effet, de récentes observations du satellite « Envistat » de l’ESA (European Space Agency), montre un phénomène assez inquiétant. Selon l’agence, le trou dans la couche d’ozone pour l’année 2008 est plus grand qu’en 2007. Sa taille actuelle est estimée à environ 27 millions de km², soit la superficie totale de l’Antarctique ! Pas vraiment encourageant pour un problème qui soit disant se résorbe. Le record appartient toujours à l’année 2006 où le trou mesurait 29 millions de km², soit la superficie globale de toute l’Amérique du Nord. Pourtant, et malgré des efforts pour réduire l’émission de CFC (ChloroFluoCarbones), la couche d’ozone subit encore des altérations au niveau des pôles. Les spécialistes expliquent ce phénomène par le long séjour de ces particules dans l’atmosphère et par ses variations de température (si c’est les pros qui le disent, alors…).

Un happy end ? Pas si sûr…

Heureusement dans tout ça, le trou dans la couche d’ozone devrait être définitivement comblé d’ici… 2050 (voir 2065 pour les plus pessimistes) grâce au protocole de Montréal signé en 1987. Ma-gni-fique. En attendant on fait quoi ? On pourrait peut-être aller tous se faire cuire un œuf sur des panneaux photovoltaïques. Simple, écolo et pas chère.
A chaque époque sa hantise, mais il n’en faut pas beaucoup pour tourner la page. Aujourd’hui tout le monde débat en chœur sur le réchauffement climatique, mais quand il faut agir c’est le silence radio. De même qu’il y a une dizaine d’années une paranoïa, relative au fameux trou dans la couche d’ozone, s’était emparée des esprits. Mais aujourd’hui (presque) tout le monde s’en fout. Mais le problème est loin d’être terminé car en 80 ans, il risque encore de se passer tout plein des choses comme le non respect du protocole de Montréal par exemple, ou encore l’émission d’autres produits toxiques et autres joyeusetés comme pourquoi pas une guerre atomique  (Si on ne peut même plus plaisanter).

En attendant, avec le développement des conflits et la généralisation de la « mal-bouffe » qu’on ingurgite en riant, ce qui fait le plus peur serait encore de se retrouver avec un trou… dans la tête ou dans l’estomac !

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