Réchauffement climatique : Tuvalu, un archipel qui prend l’eau

L'archipel condamné à disparaitre
Situé au nord-est de l’Australie, Tuvalu, un minuscule archipel polynésien de 26km² abritant une population de 11 000 habitants (!), pourrait être le premier pays du monde à être englouti par la mer. Tuvalu, symbole d’un désastre annoncé ?
Depuis 2001, le gouvernement de l’île a décidé, en cas de montée du niveau des océans, l’évacuation immédiate de la population de ce bout de terre perdu entre les flots. Le point le plus élevé de l’archipel est situé à peine à cinq mètres au dessus du niveau de la mer, autrement dit, cette zone extrêmement sensible ne possède aucun rempart contre toute invasion de la mer.
La communauté insulaire est très sensible aux conditions climatiques. En effet, depuis une décennie on observe une recrudescence des tempêtes qui frappe le territoire et une multiplication des raz de marrée qui attaquent l’île. De plus, Tuvalu à perdu trois mètres de front de plage, grignoté par l’océan. A plusieurs reprise les Tuvaluans sont obligés de quitté l’île momentanément lors des violentes pluies qui s’abattent sur l’archipel. Mais la peur de devoir quitter leur territoire définitivement les tiens au ventre. Le principal facteur des malheurs des insulaires est la fonte des glaces du au réchauffement du climat.
Tous coupables ?
Tuvalu subit, comme tant d’autre endroit sur Terre, notre politique de croissance démesurée et sans limites. Si le niveau de la mer y a augmenter de 20 cm au cours du siècle précédent, ce n’est pas du au hasard mais bien à la forte émission de gaz à effet de serre par des pays développés comme les USA ou l’Australie entre autre.
Des solutions existent mais sont elles applicables ? Les états qui polluent sont-ils vraiment près à ratifier et mettre en vigueur le fameux protocole de Kyoto ? Cela semble peut réaliste et même si c’était le cas, cela mettrait trop de temps pour permettre d’agir concrètement. Pour une action immédiate, il serait indispensable de construire une digue. Mais avec son PIB de vingt millions de dollars par an, les habitants des îles Tuvalu ne sont pas dans la capacité d’y arriver. Une aide internationale est indispensable. Bien sur, cela ne serait qu’une modeste action contre les dérives du réchauffement climatique, mais une preuve de bonne foi.
Mais ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autre. Si la situation continue de se détériorer… se sont des millions de personnes qui risquent de devenir des « réfugiés climatiques ». Et qui pour les accueillir ? Le problème risque d’être plus désastreux que ce que l’on imagine…






Connaissez vous une organisation ou association qui travaille sur cette problématique ou en faveur des réfugiés climatiques ?
Merci d’avance
C’est à dire? A quelle échelle, quelle ville…
Niveau planétaire, je dirais Greenpeace.
Bonjour,
Merci pour votre commentaire Solange.
Si vous êtes intéressée par ce type d’associations, je vous conseil de jeter un œil sur le site du programme » Climate justice » (http://www.climatelaw.org/) qui réunit environ 70 ONG (beaucoup à vocation écologique évidement) – dont les Amis de la Terre, Greenpeace, WWF… – Mais aussi de nombreuses ONG des pays du Sud ainsi que des associations de juristes afin de définir un statut légal aux réfugiés climatiques (pour les indemniser, reloger…)
En espérant avoir répondu à votre question et à bientôt sur Ninfo-blog.c.la
pour ceux qui croient que la technologie nous sauvera: il est tout aussi rationnel de penser que les décennies passées montrent que la technologie a toujours causé plus de problèmes qu’elle n’en a résolus. Si nous avons pu cultiver l’illusion que nous maîtrisions les difficultés (fermons les yeux sur les conflits qui ont agrémenté le siècle passé), c’est uniquement parce qu’il restait encore des portions de planète à exploiter, à conquérir, et à détruire. Ces temps sont révolus: nous sommes désormais dans l’ère du monde fini ! Des experts pour contredire cette constatation, sauf d’invoquer la science fiction ou la multiplication des pains ?
Bien dit. Un monde fini qui deviendra artificiel ? Entre OGM et Nanotechnologies on s’en approche à grande vitesse…