Quel avenir pour les enfants et les jeunes d’aujourd’hui ?

Le système d'éducation français remis en question. Crédit Photo : American Images Inc

Diminution du personnel, problèmes d’insécurité, moins de mobilité sociale, entrée sur le marché de l’emploi difficile les problèmes liés aux enfants et aux jeunes se multiplient. Les projets de réformes en font de même. Le système actuel d’éducation est sans cesse remis en question. Avec tout ça difficile d’imaginer un avenir positif pour les enfants d’aujourd’hui.

Cette semaine les manifestations ce sont multipliées. Mercredi 17 février, le personnel du secteur petite enfance s’est mobilisé contre un projet de décret. Moins de postes en crèches publiques pour plus d’enfants sans agrandissement des locaux d’accueil… voilà ce qui a interpellé les professionnels. Si ce décret vise certainement à remédier au manque de places en crèche, il va à l’encontre du rythme de l’enfant selon les associations qui dénoncent également une attaque contre la sécurité dans les établissements.

Le secondaire a également largement été mis en cause ces derniers jours. Tout commence en région parisienne où trois journées de mobilisations ont déjà été observées. L’appel à la grève devrait s’étendre au niveau national dès la rentrée des vacances scolaire, plus précisément le 12 mars prochain. Ici ce sont essentiellement les problèmes d’insécurité qui remontent les professeurs et élèves ! En effet trois agressions sur des élèves dans des établissements du Val de Marne depuis le début de l’année 2010. Les protestations portent sur les réformes du ministre de l’Education, Luc Chatel, les restrictions budgétaires ainsi que sur les diminutions de personnels. Effectivement 16 000 suppressions de postes sont prévues pour la rentrée prochaine. Au contraire les professeurs et élèves réclament plus moyens notamment humains afin  d’assurer le bon fonctionnement dans les collèges et lycées. Pour apaiser les tensions Luc Chatel, quant à lui met en place les « états généraux contre la violence scolaire ». Mais cette initiative n’a pas l’air de convaincre beaucoup de monde pour le moment.

Si les réformes sur la petite enfance ont tendance à faire peur, celles sur le lycée donnent lieu à des avis mitigés, celles sur l’université attisent fréquemment les tensions, qu’en est il de l’avenir des jeunes après leur scolarité ?

Pas très rassurant non plus… Les jeunes, ce n’est pas nouveau, sont touchés par le chômage. En effet selon les derniers chiffres de l’INSEE, 19 jeunes âgés de 15 à 24 ans sur 100 sont au chômage. Sans compter ceux qui ne trouvent pas d’emploi à la sortie de l’école. De plus la mobilité sociale entre les générations est de plus en plus rare. Un enfant aujourd’hui accède peu à une catégorie socioprofessionnelle supérieure à celle de ses parents.

En résumé il ne vaut mieux pas être jeune aujourd’hui (on l’entend d’ailleurs souvent dire) !!! Pourtant ces derniers ne sont pas si pessimistes que ça…

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